La grève de la faim pour la liberté se poursuit.
Mardi le 21 mars du 2006
À plus de neuf jours maintenant de grève de la faim des prisonnier-e-s politiques Mapuche de la prison d’ Angol, s’est additionné l’ensemble des autres détenus politiques de cette prison. Tout les condamnés à 10 ans et un jours de prison pour cause « d’incendie terroriste au fundo Poluco Pidenco » dont Patricia Troncoso, Jaime Marileo, Juan Patricio Marileo et Juan Huenulao, ont adhéré Juan Colihuinca Ancaluan et José Cariqueo Saravia. Ces derniers sont accusés pour la même cause comme étant les auteurs «d’incendie terroriste au fundo Poluco Pidenco » par le Ministère Publique, le gouvernement chilien et la compagnie forestière MININCO S.A. Ceux-ci exigent des peines de 10 ans et un jours ainsi que le paiement de 423 millions de pesos en dommage et intérêts à la compagnie forestière MININCO S.A.
Rappelons que les revendications de cette mobilisation sont les suivantes : la libération immédiate de tous les prisonnier-e-s politiques mapuche et, la révision de leur cause «d’incendie terroriste » du à que les accusations et les condamnations soient grossières, racistes et disproportionnées. D’autre part l’État chilien fait savoir au niveau national, comme à l’étranger, qu’au Chili il n’y a pas de terrorisme. De plus, les États-Unis , étant le pays qui accuse n’importe quel autre pays, groupe ou peuple d’être terroriste, dans ces rapport annuels sur le sujets, le Chili ne figure pas comme un lieu ou se déroulent des activités terroristes.
Si on considère que le terrorisme est un acte ou plusieurs personnes perdent la vie et que l’objectif est d’inspirer la terreur dans la population, comme les actes perpétrés à Hiroshima et Nagasaki, où on a vu avec tristesse le massacre de milliers de personnes et plusieurs autres avec des séquelles; Peut-on comparer ces actes avec un supposé incendie de pins, propriété de puissants particuliers? De cette façon, la mobilisation des prisonnier-e-s politiques Mapuche va se poursuivre, luttant pour la vie, la survie et la vérité, car la cause « d’incendie terroriste au fundo Poluco Pidenco » est considéré comme une cause de préjugés ou qui prédomine les stéréotypes, le racisme et le pouvoir de l’argent. De cette façon est rejeté la désignation de terroriste par laquelle on a été victime, car la seule chose à quoi ils/elles aspirent, c’est d’avoir un peuple Mapuche libre.
KOM LOF MAPUCHE WEUWAIÑ
Regroupement des Familles et Ami-e-s des Prisonniers Politiques Mapuche
(AFAPPM)


